Habitation Pécoul

L'Habitation Pécoul est une grande maison d'architecture créole dont l'entrée est agrémentée d'une allée de palmiers. Anciennement appelée « Habitation Basse-Pointe », l'Habitation Pécoul appartenait à l'origine à Claude Pocquet, alors Directeur Général de la Compagnie du Sénégal aux Îles, capitaine de milice, Conseiller au Conseil Souverain de la Martinique, dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

D'après l'abbé Labat, elle « était au large de douze cents n'avait pas environ trois milles de haut ». Par la suite, elle fut par la suite taillée à longueur au profit de plusieurs propriétaires jusqu'en 1745. Elle fut ensuite envoyée à des propriétaires parisiens tout au long du XVIIIe siècle et acquise en 1777 par Jean-François Pécoul, surveillant du fils du propriétaire de la maison et de l'Habitation La Montagne à Saint-Pierre. Il lui donnera son nom définitif.

La maison principale était déjà le centre de l'organisation spatiale autour de laquelle brillaient les loges ouvrières et les bâtiments industriels. Le fils cadet de Jean François Pécoul, Auguste François, devient membre de la Martinique en 1848. Sa fille, Augusta, mariée à Henry Origny, s'installe à la maison de son fils, François Louis d'Origny, en 1920.

C'est elle qui restituera l'ensemble dans sa forme actuelle. L'Habitation Pécoul et ses façades ont été classées monuments historiques en 1981. En 2002, la propriété est devenue l'ensemble patrimonial constitué au sein du Groupe Bernard Hayot par l'Habitation Clément et l'Habitation Sucrerie. L'Habitation Pécoul se situe entre l'Habitation Moulin l'Étang à l'ouest et l'Habitation Chalvet à l'est.

On y accède par une grande allée plantée de cocotiers. La propriété se trouve sur une bande de terrain et a une superficie totale d'environ 176 hectares. Il est situé à environ 500 mètres de la mer. La maison principale est le centre du domaine.

Le site est toujours alimenté par des canaux de dérivation de l'eau de la rivière Poquet qui offrent une superbe piscine au cœur d'un jardin tropical. Les dépendances, les cases d'ouvriers et les jardins sont situés au nord de la maison.

La maison de style colonial et ses magnifiques environs qui se visitent lors des Journées Européennes du Patrimoine.

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Habitation Pécoul
Habitation Pécoul
Habitation Pécoul
Habitation Pécoul
Entrée de l'Habitation Pécoul
Entrée de l'Habitation Pécoul
Panneau site Monument Historique
Panneau site Monument Historique

Habitation Céron

L'Habitation Céron est une ancienne sucrerie bâtie aux débuts de la colonisation en 1685, située dans la commune du Prêcheur. Elle aurait été un lieu de culture du café, du cacao, du manioc et une bananeraie mais par-dessus tout un lieu d'exploitation de la canne à sucre (rhum et sucre de canne).

Elle est aujourd'hui partiellement en ruines, détruite par l'éruption de la Montagne Pelée le 8 mai 1902.

Les vestiges de son passé sucrier sont encore présents car certains bâtiments ont résisté aux laves de la Pelée, mais l'Habitation est aujourd'hui essentiellement un jardin tropical.

Un restaurant présent sur place vous permettra de déguster les saveurs locales dont de nombreux fruits de mer (écrevisses, chatrou, lambis, poissons) si vous choisissez de vous y restaurer.

Comme activité, il est possible de faire une très belle randonnée jusqu’à une petite cascade et un bassin pour un agréable bain de rivière ou partir en excursion en quad.

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Habitation Céron
Habitation Céron
Jardin de lHabitation Céron
Jardin de lHabitation Céron
Étang de l'Habitation Céron
Étang de l'Habitation Céron

Tombeau des Caraïbes

Situé à 5 km au nord de Saint-Pierre, le Tombeau des Caraïbes doit son nom au fait que selon la légende, les derniers Caraïbes auraient préféré sauter de cette falaise et se suicider plutôt que d'être réduits à l'esclavage par les Français.

À proximité se trouve le Mémorial du Tombeau des Caraïbes. La sculptrice Chantal Hippocrate a été inspirée de cette légende et sculpté 34 totems du nombre de commune de la Martinique et les a placé autour d'un rocher peint en blanc. Sur ces totems, ont été inscrits des dédicaces poétiques.

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Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes
Statuette du tombeau des Caraïbes

Église Notre Dame de l'Assomption

L'Église Notre-Dame de l'Assomption, l'une des plus anciennes de la Martinique, a été édifiée entre 1640 et 1645.

À l'origine, ce n'était qu'une simple paillote, à l'emplacement de l'église actuelle. À la fin de 1635, ce fut au Sieur de la Vallée que fut attribué ce quartier, après le départ du chef caraïbe Pilote qui alla s'installer dans le sud de l'île. Il érigea le quartier en paroisse et donna l'emplacement du presbytère, du jardin de l'église et du cimetière ainsi que de la savane réservée pour la nourriture du cheval du curé. Le cimetière des esclaves se trouvait devant l'église, où s'élève actuellement le monument aux morts.

Aux 17ème et 18ème siècles, les édifices du culte ont été plusieurs fois réparés et même reconstruits. En 1903, à nouveau en très mauvais état, des travaux furent exécutés, le lambrissage et la voûte de l'église furent remis à neuf et elle fut repeinte. Elle a été bâtie en style baroque par des missionnaires dominicains.

La « coquille » Saint-Jacques que l'on remarque au fronton, au-dessus de la grande porte d'entrée, est l'emblème de cet ordre religieux. Seule la façade est classée monument historique. Le plafond intérieur en forme de carène de bateau renversé est la marque de cette époque où les charpentiers étaient issus de la marine.

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Église Notre Dame de l'Assomption
Église Notre Dame de l'Assomption
Église Notre Dame de l'Assomption
Église Notre Dame de l'Assomption
Église Notre Dame de l'Assomption
Église Notre Dame de l'Assomption

Fonds Saint-Jacques

Construit en 1658, Fonds Saint-Jacques est un ancien couvent qui fut la demeure du Père Labat entre 1693 et 1705. Il fonde l'Habitation Saint-Jacques où il mit au point un nouveau modèle d’alambic, permettant de distiller le rhum selon la méthode « cognaçaise ».

Les nouvelles techniques de production du rhum du Père Labat vont propulser le Domaine au premier rang de la Caraïbe. Il va d'abord produire du sucre puis, suite à la crise sucrière, se tourner vers la production de rhum.

Aujourd'hui l'Habitation est un lieu de mémoire et un site patrimonial d’exception.

Elle est aujourd'hui une propriété de la Collectivité Territoriale de Martinique. Elle obtient en 2001 le label « Centre Culturel de Rencontre », ce qui lui permet de développer un projet scientifique autour des traditions orales axé notamment sur le conte. C'est également un espace de manifestations culturelles et artistiques.

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Panneau d'affichage à l'entrée de Fonds Saint-Jacques
Panneau d'affichage à l'entrée de Fonds Saint-Jacques
Bâtisse de Fonds Saint-Jacques
Bâtisse de Fonds Saint-Jacques
Bâtisse de Fonds Saint-Jacques
Bâtisse de Fonds Saint-Jacques
Bâtisse de Fonds Saint-Jacques
Bâtisse de Fonds Saint-Jacques

Le Galion

Ancienne possession de la puissante famille Dubuc, le Galion devient la possession d’un négociant de Saint-Pierre, Eugène Eustache, qui rachète la dette des anciens propriétaires.

Vers 1861, il décide d’en faire une usine car les habitations sucrières ferment les unes après les autres en raison de la concurrence étrangère. L’établissement créé s’appelle « Usine du Galion ». Il rachète les habitations des alentours afin de s’approvisionner directement en canne à sucre sans avoir à en acheter. Progressivement il dispose d’un domaine d’une superficie de 2300 hectares.

Le Galion prospère de la forte demande de sucre au début du 20ème siècle lui permet de réaliser des bénéfices impressionnants.

Cependant à partir de la moitié du 20ème siècle, l’entreprise connaît de grandes difficultés en raison de problèmes de gestion, de la forte baisse de la demande, du coût de production du sucre de canne .

En 1984, l’Usine du Galion est cédée aux collectivités territoriales qui y injectent de l’argent afin de couvrir ses dettes.

Aujourd’hui l’Usine du Galion appartient au groupe Compagnie Financière Européenne de Prise de Participation (C.O.F.F.E.P.) qui est la holding de LA MARTINIQUAISE propriétaire des rhumeries Dillon, Depaz, Négrita, etc. Elle produit toujours du sucre pour le marché martiniquais ainsi que du rhum.

Elle est située sur la N1 entre les villes du Robert et de Trinité.

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Entrée de la l'Usine du Galion
Entrée de la l'Usine du Galion
Entrée de la l'Usine du Galion
Entrée de la l'Usine du Galion
Remorque utilisée lors de la récolte de la canne
Remorque utilisée lors de la récolte de la canne
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion
Boutique de l'usine du Galion

Montagne Pelée

Avec 1397 mètres d'altitude, la Montagne Pelée est le point culminant de la Martinique. C'est un volcan encore en activité qui a laissé une cicatrice indélébile lors de l'éruption de la Montagne Pelée le 8 mai 1902.

Son éruption aurait provoqué la mort de plus de 32 000 personnes et détruit totalement la ville de Saint-Pierre alors capitale de la Martinique. Le caractère unique de son éruption fait même qu'aujourd'hui on utilise son nom pour caractériser un type d'éruption (éruption péléenne). Bien que beaucoup déclarent que la montagne Pelée se situe à Saint-Pierre, c'est bien dans la commune du Morne-Rouge que se situe le volcan.

Le 30 Septembre 2023, les volcans et forêts de la Montagne Pelée et des Pitons du nord de la Martinique ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Si vous souhaitez un bain de fraîcheur, c'est l'endroit idéal où se rendre en Martinique. En effet, à son sommet, il ferait environ 10°C, soit la température la plus basse que vous pourrez avoir sur l'île. Plus vous escaladerez la montagne, plus les températures seront fraîches.

Son sommet, appelé « Le Chinois » qui culmine à 1397 mètres ne se dévoile que sept jours en moyenne sur une année ! C'est donc extrêmement rare que les nuages ne le cache pas et laisse apparaître l'intégralité de ses contours.

Prévoyez des chaussures de randonnée et un imperméable car il y pleut quasiment tous les jours. Par temps plus beau, il peut également y faire très chaud et le soleil tape de plus en plus au fil de l'ascension alors n'oubliez pas votre casquette ou chapeau et prévoyez de quoi vous hydrater.

L'escalade de la montagne Pelée dure environ 5 heures, voire même 6 heures si vous prévoyez d'atteindre le sommet. Pour profiter au mieux du lieu, prévoyez d'y aller très tôt le matin (dès 5 ou 6 h du matin). Vous pourrez faire le choix de l'escalade par l'Aileron ou encore celle par la grande savane. Seuls les randonneurs / grimpeurs les plus expérimentés peuvent espérer atteindre le sommet.

Au retour, vous pourrez faire un petit tour par le petit restaurant-bar présent sur le parking pour reprendre des forces avant de repartir.

Pour s'y rendre, il faut se diriger vers le nord de la Martinique et une fois arrivé dans la commune du Morne-Rouge, se diriger vers Ajoupa-Bouillon, prendre la route de l'Aileron jusqu'au parking du 1er refuge (822 m). Ce premier parcours aboutit au 2ème refuge (1250 m) en bordure de la Caldeira. La signalétique vous indiquera comment vous y rendre assez facilement.

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Montagne Pelée
Montagne Pelée
Montagne Pelée
Montagne Pelée
Montagne Pelée
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Montagne Pelée
Montagne Pelée
Montagne Pelée
Montagne Pelée
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Montagne Pelée
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