Nord-Plage

« Nord-Plage » est un quartier sur la côte nord atlantique de la Martinique loin de toutes les autres photos « carte postale ». En effet, ce quartier faisant face à la mer est un groupe de maisons noircies par l'époque, pour certaines éventrées et d'autres en ruine, qui malgré la dangerosité de l'endroit continue d'être habité.

Selon le père Labat, dans son Nouveau voyage aux Isles de l’Amérique (1694), le premier bourg de Macouba se trouvait dans l’actuel quartier Nord‑Plage, au bord de la mer. Il ne comptait alors qu’une ou deux maisons, celle du maître d’école et celle du chirurgien, ainsi que des magasins où étaient entreposés les sucres des habitants.

Les collectivités locales ont entrepris des démarches afin de reloger les derniers habitants de ce quartier car la falaise juste au-dessus pourrait causer de grosses pertes en cas de cyclone ou d'ouragan. Son histoire est intimement liée au catholicisme, très puissant sur l'île, puisque le chemin menant au quartier sert de chemin de croix en période pascale.

De plus, selon la légende, une grotte qui s'y trouve, réplique de celle de Lourdes, aurait été le théâtre d'une apparition de la Vierge. Le site continue d'attirer de nombreux pèlerins qui se rendent dans la grotte ou sur le chemin de croix.

Un film baptisé du même nom a été tourné dans ce quartier en 2004 et a été diffusé dans les salles de cinéma en France avec comme acteurs principaux Pascal Légitimus et Viktor Lazlo.

Vous pourrez y accéder via la D10. Si vous êtes en direction de Grand-Rivière, suivez la D10 en direction de Basse-Pointe et vice versa dans le sens inverse, toujours sur la même rue.

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Nord Plage
Nord Plage
Nord Plage
Nord Plage
Nord Plage
Nord Plage

Habitation Montgérald

C'est une ancienne maison d’habitation du Marin. Cette résidence était occupée par la famille Charron, l’une des plus riches de l’époque. La structure est faite en bois et recouverte de tuiles.

En 1869, l'usine centrale du Marin est construite de l'Habitation Montgérald. Celle-ci l'approvisionne en canne pendant un siècle jusqu'à la fermeture de l'établissement industriel.

La maison principale possède une façade faite de matériaux mixtes, bois et pierre est construite en « U », un plan commun en Martinique.

Le domaine de l’habitation Montgérald est classé monument historique depuis le 3 juin 1993. A noter que la prise de photos n’est autorisée que de l’extérieur.

Église Saint-Étienne

L'Église Saint-Étienne du Marin a été construite en 1766 en pierre de taille. Elle se distingue des autres églises de l'île par son clocher situé juste à côté de l’édifice. Son architecture est de style « jésuite ».

L'intérieur de l'église est tout aussi surprenant que l'extérieur. La charpente rappelle la carène d'un bateau renversé. Dans le chœur se trouve un magnifique autel de marbre blanc qui selon la légende était destiné à la cathédrale de Lima au Pérou, mais il aurait fait naufrage non loin des côtes du Marin.

Il aurait été offert par François Cornet, un riche habitant de la ville, grâce à un legs de 6000 livres en 1769. Il avait déjà offert à l'église la statue de la Vierge, celle de l'enfant et celle de Saint-Étienne.

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Église Saint-Étienne
Église Saint-Étienne
Église Saint-Étienne
Église Saint-Étienne

Église du Mouillage

Attention, l'Église du Mouillage est actuellement en travaux. Le site n'est pas accessible temporairement.

Le quartier du Mouillage doit son nom au fait que la majorité des bateaux étaient amarrés face à lui. C'était le quartier populaire de Saint-Pierre, là où logeaient la plupart des employés du port. Avant sa destruction en 1902, l'église du Mouillage de Saint-Pierre était la cathédrale de la Martinique.

On l'appelait la Cathédrale Notre-Dame du Bon Port en l'honneur de la Vierge des Marins. Elle a été construite en 1855 par les ingénieurs Scheffler et Robinet.

Avant la cathédrale Notre-Dame-du-Bon-Port, se trouvait la petite église du Mouillage, de style néoclassique construite en 1654 par les dominicains. Vers 1851, des travaux d'agrandissement de l'édifice devenu cathédrale furent envisagés.

Les plans de la cathédrale furent dessinés par Scheffler, le chef de bataillon du Génie de la colonie Martinique, et par Robinet, le capitaine du Génie et le chef des Ponts et Chaussées de l'arrondissement de Saint-Pierre en 1855.

Scheffler décida de perpétuer le style néo-classicisme déjà utilisé pour l'église du Mouillage. Les travaux durèrent plusieurs années en raison de diverses défections.

En 1902, suite à l'éruption de la Montagne Pelée, elle perdit son titre de cathédrale au profit de la cathédrale Saint-Louis de Fort-De-France, devenue ville capitale.

En 1920, elle fut reconstruite grâce aux dons de Victor Depaz et de Monseigneur Lequien qui avait été à l'initiative de la construction de l'église de Balata.

Aujourd'hui, elle est appelée « Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption » et est très fréquentée par la population pierrotine très fervente au catholicisme. Derrière l'église, se trouve le cimetière du Mouillage et son ossuaire où furent rassemblées les dépouilles des victimes de l'éruption.

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Façade de l'église du Mouillage
Façade de l'église du Mouillage
Plaque de l'église du Mouillage
Plaque de l'église du Mouillage
Entrée de l'église du Mouillage
Entrée de l'église du Mouillage
Intérieur de l'église du Mouillage
Intérieur de l'église du Mouillage
Intérieur de l'église du Mouillage
Intérieur de l'église du Mouillage

Les ruines de Saint-Pierre

Au-delà des années, la ville de Saint-Pierre a conservé les traces de la terrible éruption de la Montagne Pelée de 1902. La ville entière détruite par le volcan a été en partie rebâtie sur les ruines laissées par le volcan.

Ces ruines ont soit servi de soubassements aux maisons, soit elles sont encore visibles dans le paysage actuel. La visite des ruines de Saint-Pierre n'est pas aisée étant donné qu'aucune réelle signalétique n'est présente et que la population locale ne connaît pas forcément les symboles des lieux en ruine.

Si vous souhaitez visiter, demandez aux anciens que vous croisez sur votre route qui connaissent en général mieux l'histoire des lieux. Sinon rendez-vous dans l'office du tourisme de la ville où vous obtiendrez une carte retraçant l'histoire des ruines.

Parmi les ruines ne manquez pas des lieux symboliques comme le cachot de Cyparis (prisonnier survivant de l'éruption), les ruines de l'ancien théâtre, l'église du fort, le pont sur la Roxelane (qui a résisté à l'éruption), les ruines du Figuier (anciens entrepôts et magasins) ou encore la rue « Monte au Ciel ».

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Ruines de Saint-Pierre
Ruines de Saint-Pierre
Canons de l'ancien fort
Canons de l'ancien fort
Entrée des ruines de Saint-Pierre
Entrée des ruines de Saint-Pierre
Panneau indicatif du site
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Petite sirène de l'ancien théâtre de Saint-Pierre
Petite sirène de l'ancien théâtre de Saint-Pierre
Rue devant les ruines
Rue devant les ruines
Panneau indicatif du site
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Canons de l'ancien fort
Canons de l'ancien fort
Ruines de Saint-Pierre
Ruines de Saint-Pierre

Château Dubuc

Le Château Dubuc est une ancienne possession de la famille Dubuc, riche famille originaire de Dieppe en Normandie qui s'était installée dans la commune de Trinité dès la moitié du 17ème siècle. En 1657, Pierre Dubuc, un Normand, débarque en Martinique. Pour avoir mené au succès plusieurs expéditions contre les Indiens Caraïbes, il reçoit en cadeau des autres colons une concession dans la région de Trinité et Tartane où il s'installe à partir de 1671. Il y bâtira toute sa puissance.

Balthazar, son cadet, s'établit à la Caravelle sur l'Habitation Spoutourne. Le fils de ce dernier, Louis Dubuc du Galion, construit une habitation d'abord appelée « Habitation Caravelle » qui va devenir par la suite le « Château Dubuc ».

L'habitation aurait été un lieu de production de sucre mais également un lieu de contrebande et de trafic d'esclaves. En effet, l'existence d'entrepôts, de coffres, d'appontements dans ce lieu isolé rend plus que probable la pratique d'une activité commerciale clandestine.

En 1770, le Château Dubuc est progressivement abandonné à la suite du terrible cyclone de 1766 et de la gestion désastreuse qui découle de la participation des Dubuc à différentes batailles contre les Anglais.

Aujourd'hui, le château est actuellement en ruine et fait partie de la réserve naturelle gérée par le Parc Naturel Régional. À ce titre il est un site particulièrement protégé. Le Château Dubuc est classé Monument Historique depuis 1991. Il figure au top 3 des sites les plus visités en Martinique.

Sur site vous pourrez bénéficier de visites audioguidées, d'un espace détente et d'une boutique.

Outre les ruines du Château, un micro-musée retrace l'histoire de ce lieu au passé trouble.

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Ruines du Château Dubuc
Ruines du Château Dubuc
Panneau du Château Dubuc
Panneau du Château Dubuc
Panneau du Château Dubuc
Panneau du Château Dubuc
Panneau du Château Dubuc
Panneau du Château Dubuc

Village de la Poterie

Depuis 1783, la Poterie des Trois-Îlets existe, ce qui en fait l’une des plus anciennes entreprises de Martinique. Le Village de la Poterie est installé sur le site d’un ancien couvent de Jésuites établi à la fin du XVIIᵉ siècle. Son activité principale demeure le travail de la terre.

Au fil des années, la Poterie des Trois-Îlets a développé les métiers de la terre cuite, alliant industrie (fabrication de briques, tuiles, carreaux…) et artisanat (poteries en terre cuite).

Aujourd’hui, le Village de la Poterie abrite de nombreux ouvrages anciens et des maisonnettes créoles authentiques occupées par artisans, potiers et commerçants, ainsi que l’une des plus anciennes briqueteries encore en activité en France.

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Allée du Village de la Poterie
Allée du Village de la Poterie
Village de la Poterie
Village de la Poterie
Boutique du Village de la Poterie
Boutique du Village de la Poterie
Vases en argile en vente à la poterie
Vases en argile en vente à la poterie
Briques rouges
Briques rouges

Mémorial Cap 110

Cap 110 est un mémorial érigé en mémoire de l'esclavage. Il a été érigé à l'anse Caffard lors du cent cinquantenaire de l'abolition de l'esclavage en 1998 par Laurent Valère, un artiste peintre et sculpteur martiniquais.

Le choix de l'Anse Caffard n'est pas anodin. C'est en effet aux abords de l'anse Caffard (qui doit son nom au colon Jean Caffard) qu'un navire transportant 300 esclaves s'échoua en pleine tempête sur les rochers de la côte dans la nuit du 8 avril 1830. Or à cette époque, la traite négrière était illégale depuis 1817.

Le bateau fut entièrement détruit, ce qui empêcha de connaître son nom et trouver sa provenance. Seuls six cadavres furent repêchés. Les corps des marins furent inhumés au cimetière et ceux des esclaves furent enterrés près du rivage. 86 esclaves, 26 hommes et 60 femmes furent rescapés du naufrage et transférés à Fort-de-France.

Les 15 bustes auraient été construits en béton armé et blanchis de sable de Trinité-et-Tobago. Leur poids est d'environ 4 tonnes pour une hauteur de 2,5 mètres.

Toutes représentent le même visage penché dans le sens, accablé, affligé, les yeux baissés vers la terre et la mer. Elles représentent les victimes anonymes de la traite négrière, le commerce d'esclaves qui a duré 3 siècles (du 17ème au 19ème siècle) entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques.

Les 15 bustes de béton blanc ont des symboliques différents. Le blanc symbolise le deuil aux Antilles. La forme triangle représente le commerce triangulaire entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques, l'orientation vers le cap 110° Est est le Golfe de Guinée d'où proviendrait probablement le bateau. Le mémorial est positionné en face du Rocher du Diamant.

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Memorial Cap 110
Memorial Cap 110
Memorial Cap 110
Memorial Cap 110

Habitation Chalvet

L'Habitation Chalvet ou Habitation la Capot était au 18ème une habitation sucrière qui face à la crise du sucre a du trouver une nouvelle orientation. Auparavant, c'était une exploitation où fut cultivé du cacao. Les vestiges de plusieurs bâtiments témoignent de l’existence d’une forte activité industrielle (cheminée, sucrerie, purgerie) sur le domaine.

Sur ce site authentique, devenu un lieu de divertissement, une « batterie à Barbette » fut implantée vers 1711 pour assurer la protection de l’embarcadère et des entrepôts. Après avoir cultivé de l’igname et fait de l’horticulture en serre, l’exploitation agricole se concentre aujourd’hui autour de la banane (majoritaire), de l’ananas et de la canne. Outre la banane, l'Habitation est également le lieu d'un jardin créole.

Vous pourrez également y voir les plantations de plantes médicinales. Avant tout, l'Habitation Chalvet évoque pour la population le théâtre des événements de février 1974.

En février 1974, les ouvriers travaillant dans les champs se mirent en grève pour réclamer aux propriétaires, des « Békés », les riches descendants des anciens colons qui ont longtemps détenu les terres agricoles en Martinique et qui restent aujourd'hui propriétaires de nombreux commerces, une augmentation de la journée de travail de cinq francs.

Ces derniers refusent. Les jours passent et le patronat campe sur ses positions. Le ton se durcit face à l'absence de négociations. Les « Békés » firent appel à la police, puis aux mitrailleurs. Les mitrailleurs tirèrent sur les grévistes et deux ouvriers, Rénor Ilmany (55 ans) et Georges Marie-Louise (19 ans), tombèrent sous les balles. De nombreux ouvriers furent blessés.

Cet événement reste présent dans la mémoire martiniquaise. Il a fait l'objet d'une chanson de l'artiste Kolo Barst appelée « Févriyé 74 ». Chaque année, l’Office du Tourisme propose une commémoration sur le site.

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Bananiers de l'Habitation Chalvet
Bananiers de l'Habitation Chalvet
Bananiers de l'Habitation Chalvet
Bananiers de l'Habitation Chalvet

Anse du Carbet

La plage de l'Anse du Carbet ou encore Plage du Coin est connue pour être celle sur laquelle Christophe Colomb a débarqué le 15 juin 1502. C'est également le lieu qui marque le début de la colonisation en Martinique. En effet, c'est la plage sur laquelle aurait accosté les premiers colons de l'île dont le plus célèbre Pierre Belain d'Esnambuc.

C'est une plage de sable gris ombragée et animée par l'activité de pêcheurs.

L'eau y est calme mais on peut y voir de fortes vagues en raison du vent. Cette plage dispose d'un ponton.

Plusieurs restaurants s'y trouvent et vous pourrez déguster des saveurs locales presque les pieds dans l'eau. 

Pour s'y rendre, direction le nord caraïbe de la Martinique puis continuez vers Carbet / Saint-Pierre, un peu après Neisson vous verrez le panneau « Plage du Coin » vous incitant à tourner à gauche pour vous y rendre. Un petit parking s'y trouve.

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Anse du Carbet / Plage du Coin
Anse du Carbet / Plage du Coin
Anse du Carbet / Plage du Coin
Anse du Carbet / Plage du Coin
Anse du Carbet / Plage du Coin
Anse du Carbet / Plage du Coin
Anse du Carbet / Plage du Coin
Anse du Carbet / Plage du Coin